Realta
Le groupe Realta enfin dans l'ordre
On finirait par s'y perdre avec toutes ces infos. En recalant les évènement dans une chronologie on peut essayer d'y voir plus clair. Il peut y avoir des erreurs le temps que je vérifie certaines informations.
17 ans de la vie d'un groupe celtique (accrochez-vous, c'est long) :
- 1993
- 1994
- 1995
- 1996
- 1997
- 1998
- 1999
- 2000
- 2001
- 2002
- 2003
- 2004
- 2005
- 2006
- 2007
- 2008
- 2009
Création du groupe par Anthony WRIGHT au chant et au bodhran, Dominique RAFFRAY au chant et à la guitare, Ludovic FABRE au violon, plus tard à la mandoline. Rejoints par Daniel VIVIER au tin whistle et à la veuze quelques semaines plus tard. La formule quatuor arpente les bars et les crêperies de Tours.
Rien de précis à dire pour le moment. Le rythme de croisière d'une vingtaine de dates par ans s'intalle, et le groupe apparait de plus en plus dans des lieux plus institutionnels : podiums de mairies, petits festivals, caf'conc'.
Départ de Dominique, remplacé par Emmanuel PROT "Manu".
Jean-François JOGUET "JOG" fait quelques mois de route à la basse avec Realta. Ses origines vendéennes participeront à faire de ce département un des lieux les plus fréquentés par le groupe.
Enregistrement et sortie de la cassette "Realta", très trad mais avec la première compo d'un membre du groupe "Morgane" de Daniel VIVIER.
Frédéric FANTAISIE remplace JOG à la basse, puis ajoute du tuba, fait unique dans l'histoire de la musique celtique (sauf erreur).
Enregistrement du CD "Realta". Il a failli s'appeler "Saint Patrick's day", ce qui aurait évité de faire deux albums éponymes de suite. L'album est 100% anglophone parce qu'il y avait un projet d'enregistrer rapidement un CD francophone, qui ne s'est pas fait. Deuxième compo pour le groupe : "The Man's Reel, Yet" de Ludovic FABRE, en hommage à la charcuterie du même nom, puisque Ludo est Sarthois d'adoption. Ce titre annonce l'orientation jazzy du groupe qui restera en filigranne jusqu'à maintenant.
Sortie de l'album. Bon accueil en magasins, show-case dans les FNAC et hypermedia, premières mises en rayon à AUCHAN. On commence à sentir qu'une trentaine de dates c'est usant pour un groupe amateur (on appelait ça du doux nom de "semi-pro" à l'époque, terme heureusement en voie de disparition), mais on ne parle pas encore de professionnalisation. Ca commence à devenir difficile de tourner en bar : trop de public pour certains lieux, plus de facilité à vendre le groupe en salles et festivals.
Première partie de Tri Yann avortée pour raisons d'organisation, qui nous permet de rencontrer ce groupe sous son aspect humain. C'est l'occasion de composer une chanson jamais terminée "Nique ta mère, multipaire, sans toi on fera pas le concert" qui servira à se remonter le moral quand un incident technique essaiera de nous arrêter.
Départ de Ludo, Anthony et Daniel (eh oui ça fait un vide !) qui donnera l'occasion de la première date en duo de l'histoire du groupe entre Manu et Fred après deux jours de répétitions acharnées. Cette date maintenue coûte que coûte et quelques jours de méditation font revenir Anthony et Daniel. Quelques semaines plus tard, c'est cette forme à 4 qui fera le Festival Interceltique de Lorient, et enfin une vraie première partie de Tri Yann, à leur demande comme lot de consolation pour la tentative ratée du début de l'année.
Ce recentrage dans l'instrumentation est un moment important dans l'histoire du groupe, qui fait passer du "tout le monde joue tout tout le temps" à de vrais arrangements.
Volonté de devenir un groupe de rock celtique avec un batteur. Arrivée de Jean-Marie JUBAN dans le groupe, qui apportera une nouvelle manière de travailler et une ambition professionnelle.
Pas mal de belles scènes, d'autres premières parties de Tri Yann et autres.
Fred se lance dans la bombarde pour répondre à Daniel, et quelques chants lead en kan ha diskan avec Manu.
Début de l'enregistrement de l'album.
Sortie de "Triskel Fléché", presque 100% compo, qui restera la meilleure vente d'autoproduit dans les Auchan de Tours (plus de 500) avec des show-cases en hypermarché, une petite révolution pour l'époque.
Premières dates en casinos, qui nous donneront l'argument stabilité qui nous manquait pour décider de devenir professionnels, et une preuve de sérieux pour les tourneurs.
Pas mal de belles scènes, à détailler par ailleurs.
Ca y est on se lance. 4 jours de répètes par semaine, une réunion et 3 répètes par jour, ça ne rigole plus. On a juste oublié les créneaux de travail personnel dans le planning. Si on ajoute les tournées, ça fait un peu trop de pression et ça manque d'intimité. On prend l'habitude de faire un footing les lendemains de concerts et de partir se balader pendant les pauses ou après les balances, mais on revient de tournée d'été avec chacun dix kilos de plus, une grande envie de solitude... mais plein de beaux souvenirs.
Nostalgie des petites dates, ambiance lourde... départ de Daniel, remplacé par Eric DENTINGER, qui apporte son biniou koz à la palette sonore du groupe.
Les arrangements s'enrichissent, avec beaucoup de duos instrumentaux entre Fred et Eric (biniou/whistle, bombarde/biniou, tin whistle/low whistle...)
Pour maintenir un niveau d'exigeance sur le choix des lieux de concert malgré le nombre de dates qui décline dans le monde celtique, et donc pour nous, création d'un duo, Celtitude, et d'un trio, pleinOuest, qui complètent le calendrier. Pari réussi, peut-être au détriment du dynamisme du groupe au complet.
L'année est marquée par le projet avec les orchestres de l'Ecole municipale de Musique de Chambray lès Tours. Deux chansons avec l'orchestre d'harmonie et deux avec l'orchestre à corde. Les professeurs (Maritchu AGUERGARAI au violon et Stéphane BALZEAU au tuba) interviennent comme solistes sur un morceau du groupe.
On retrouvera ces deux musiciens en "guest star" sur les mêmes morceaux lors du concert organisé par la ville de Notre Dame d'Oé pour les dix ans du groupe. Ce sera aussi l'occasion de jouer avec Edmond FANTAISIE au violon en tant que créateur du "Fiddler of Dooney", et de retrouver Ludovic FABRE et Daniel VIVIER le temps d'un concert. Un concert-émotion.
La recherche d'un son plus rock et les changements d'instrument de Fred rendent nécessaires la recherche d'un nouveau musicien. La solution provisoire est d'embaucher Alexandre VOISIN à la guitare électrique, qui passera à la basse quand Fred joue de la bombarde, quelquefois aussi remplacé par Anthony... un peu compliqué.
Pour trouver un son plus homogène, embauche d'un bassiste à plein temps, Brice Guillon. Alex peut donc se concentrer sur la guitare électrique, et Fred sur le chant et les instruments traditionnels. Départ d'Anthony, qui reconcentre les leads vocaux sur Manu et Fred, et accentue le côté francophone du répertoire.
Pas mal d'usure, un marché difficile, tentative de recentrer le groupe sur les plus motivés : Jean-Marie, Manu et Fred. En reposant les besoins clairement, après un essai avec un clavier, ils décident d'embaucher une accordéoniste : Amélie CHAUSSON
Malgré l'intérêt que présente cette formation à quatre, le groupe ne redécolle pas, et Jean-Marie change d'orientation professionnelle. Le trio fonctionne bien musicalement et humainement mais ne s'organise pas professionnellement.
Dernière date du trio le 14 juillet (rien à voir avec la fête nationale bizarrement) : Bonne ambiance, bonne musique, "On se rappelle"... et on ne se rappellera pas.
Fred envisage de remonter le groupe à partir d'un duo chanteur/chanteuse et chante un duo avec Aless dans le cadre de leur formation professionnelle à la Boite Vocale
Début officiel de la collaboration de Fred et Aless dans ce projet. Plusieurs apparitions sur un répertoire celtique dans les concerts d'élèves pendant le printemps. Premier concert "Realta duo" sur un répertoire complet le 18 juillet et maquette duo en août.
Et on en est là, je ne suis pas devin...